Baptiste Sadoul

Baptiste Sadoul

Quelles ont été pour vous les raisons qui ont motivées votre projets d’étudier le japonais ?

Il y a deux ans j’ai effectué un voyage au Japon avec deux amis. À l’époque aucun d’entre nous ne parlait un mot de japonais mais nous avons décidé de partir a l’aventure sans passer par une agence de voyage. Ce voyage a été l’une de mes plus belles aventures. Je suis tombe amoureux du Japon et j’ai éprouvé l’envie d’approfondir ma connaissance de ce pays. Afin d’y parvenir, l’une des étapes essentielles est d’apprendre la langue. Aussitôt rentre en France, je me suis inscrit dans une école de japonais.

 

Quel était votre niveau de japonais en arrivant au Japon ?

Je suis arrivé avec un niveau de conversation basique. Je pense que j’approchais du niveau 3 du JLPT.

 

Quelles sont vos impressions sur l’école Toshin et sont enseignement ?

Je suis vraiment ravi de mon expérience a l’école Toshin. Tout d’abord les enseignants sont très professionnels mais également très humains. L’ambiance est très chaleureuse tout en restant studieuse. La méthode permet de progresser très rapidement aussi bien en lecture/écriture qu’en expression orale. Par contre pas de secret, il faut travailler aussi bien pendant que après les cours et les professeurs veillent au grain !

 

Quelle utilisation avez-vous fait ou allez-vous faire du japonais à l’avenir ?

Je m’en sers tous les jours dans ma vie quotidienne puisque j’habite et travaille au Japon.

 

Quelle expérience tirez-vous de votre séjour au Japon ?

Mon expérience n’est pas termine mais je tire une grande satisfaction personnelle et une fierté de tout ce que j’ai pu achever jusqu’ici. Sur un plan personnel j’ai appris a mieux me connaître, découvrir certaines de mes limites. Autrement j’ai découvert une nouvelle culture. J’ai par la même occasion un nouveau regard sur mon propre pays, ce qui pourrait être amélioré mais également ses avantages.

 

Auriez-vous une petite anecdote ou un souvenir particulièrement marquant vous vient-il à l’esprit après votre passage à l’école Toshin ?

Chaque jour au Japon est une aventure avec son lot d’anecdotes. Puisqu’on parle ici de l’école Toshin je voudrais juste partager mon sentiment quand aux personnes que j’ai pu y rencontrer. En effet nous avons forme un groupe d’amis pour le moins atypique compose de français, de chinois et de coréens et toute la communication est en Japonais. Je trouve la symbolique de cette amitié fabuleuse quand on connaît la situation parfois tendue entre les gouvernements de certains de ces pays.

 

Pourriez-vous nous raconter votre expérience de recherche de travail ?

La plupart du temps on passe par un cabinet de recrutement pour trouver du travail. Il y a donc un entretien préalable avec ces « chasseurs de têtes ». Pour ma part, après avoir postule a quelques offres sur un site de recherche d’emploi Japonais, j’ai été contacte par le cabinet Skillhouse. Après un entretien préalable dans leur locaux, ils ont accepte de s’occuper de moi. L’entretien s’est déroulé en japonais puis en anglais. Mon agent attitré a donc envoyé mon CV a ses clients : Google, Amazon et Rakuten.
Mon CV a été retenu par Amazon et j’ai été convie à un entretien d’embauche chez le client. Dans ce cas l’agent vous accompagne lors de l’entretien. Pour le coup s’agissant d’une entreprise américaine, l’entretien d’embauche était moins formel que ce j’avais vécu avant. L’entretien s’est cette fois déroulé en anglais avec le futur manager moi et mon agent.
Ayant été retenu par Amazon suite à cet entretien j’ai subit un dernier entretien d’embauche via téléphoné en anglais encore une fois. Cette fois, ils s’agissait de tester mes compétences techniques. Tout s’est bien passé et j’ai été engagé quelques jours plus tard chez Amazon en qualité de Datacenter Specialist.

 

Quelles sont les principales différences avec la recherche de travail en France ?

En ce qui concerne ma branche (IT) je trouve le système de recherche de travail beaucoup plus rigide et très formalise/cérémonial par rapport à la France. On doit passer par beaucoup plus d’étapes, tout est codifié et si on ne connais pas les codes on peut commettre des impolitesses fatales. Par exemple le fait de voir enlever son manteau avant de pénétrer le bâtiment, ou la manière de prendre la carte de visite qu’on vous donne etc… Autre chose qui m’a surpris, et que je n’ai jamais vu en France : ils ont vérifié toutes mes références en me demandant une copie de mes diplômes et en envoyant des questionnaires a mes anciens patrons.

 

Quelles sont les atouts requises pour la recherche de travail au Japon ?

S’il s’agit de la recherche d’un baito un bon japonais avec option Keigo suffit. Pour la recherche d’un travail, il faut tout d’abord des diplômes (légalement minimum bac +3 ou 10 ans d’expériences pour le visa), un très bon anglais, un bon japonais et/ou une expérience qui vous rend particulier. Enfin il faut de la patience, et savoir s’adapter.